Représentation Théâtre TANGRAM : Andy’s gone

RÉSUMÉ DU SPECTACLE
Régine, reine altière et mère éplorée, vient annoncer la terrible nouvelle : Henri, le prince héritier est mort.
Droite et rigide, dans sa robe noire de circonstance, éclairée par trois néons blafards qui forment l’initiale du prénom de son fils, elle invite l’assemblée à partager sa douleur.
Dehors, une catastrophe naturelle de grande ampleur se prépare, imposant l’état d’urgence. Pourtant Régine a de grands projets pour l’avenir de la cité et Alison sa nièce, est désignée pour prendre sa succession. Assis à même le sol autour d’elle, les citoyens-spectateurs découvrent son amour pour la ville et son admiration pour les bâtisseurs de murs. Mais l’entrée fracassante d’Alison, déterminée et éclatante, vient bousculer les certitudes : qui était vraiment Henri ? Que cache sa mort ?
Qu’y a-t-il derrière les murs de la ville ? De quoi, de qui, la reine veut-elle protéger les citoyens ? S’engage alors un face à face implacable entre deux visions irréconciliables : l’une, intense et puissante, veut préserver et conserver – les apparences,
la gloire mais aussi la force et la beauté de la ville, quel qu’en soit le prix – l’autre, vibrante et rebelle, veut
renouveler et transformer, briser les frontières, faire tomber les murs, ouvrir les portes.
La langue de Marie-Claude Verdier, traverse, elle aussi les frontières, mêlant l’anglais, le français et le québécois dans des dialogues vifs et tranchants, sans artifice, à l’image de la mise en scène minimaliste.
Les spectateurs découvrent peu à peu l’ambivalence de Régine et l’urgence de la situation : à l’extérieur de la cité se pressent des hommes et des femmes qu’il faut secourir ou laisser périr.
Équipés de caques audio sans fil, les spectateurs peuvent choisir la partition officielle portée par une bande son omniprésente ou prendre de la distance et ôter leur casque pour entendre ce que Régine veut expliquer
en « off » à Alison, au risque de manquer certains messages. Par ce geste, le public devient acteur de son écoute et prend place dans la dramaturgie du spectacle.
Lorsque Régine condamne Alison à l’exil, cette dernière décide d’assumer ses responsabilités coûte que coûte, prouvant sans naïveté que la vie peut changer, pour peu qu’on en ait la volonté
DISTRIBUTION
Texte : Marie Claude Verdier
Mise en scène : Julien Bouffier
Interprètes : Vanessa Liautey ou Marilyne Fontaine, Manon Petitpretz ou Louna Astier
Compositeur : Jean-Christophe Sirven
Production/Administration : Bruno Jacob
Durée : 1h
Tout public à partir de 14 ans (4e en scolaire)